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By the train of Rangoon


« Prendre quelqu’un en photo, c’est un peu comme le rencontrer dans le train. » Martine Franck

Le train de Rangoon est sans aucun doute un concentré de la vie Birmane. Dans la proximité d’un de ces wagons rouillés du train circulaire, on y rencontre toute sorte de gens venus des quatre coins de la Birmanie, de l’Asie ou du monde. Que les passagers soient ouvriers, vendeurs de rue, paysans, moines ou touristes, les frontières culturelles ou religieuses tombent et se fondent, faisant place à un des plus intéressants patchwork qu’il m’ait été donné de connaître. Sur fond de pagodes, rizières, gratte-ciels, et bidonvilles, le train de Rangoon vous embarque pour une introspection immédiate au cœur du pays et de son histoire. Hors mise, l’attraction touristique, ce vestige du passé colonial britannique transporte depuis 1954 (date de mise en service) des centaines de milliers de birmans sur les 39 stations du réseau pour la modique somme de 200 kyats (environ 20 centimes d’euros).

Si la majorité d’entre eux utilisent le train seulement pour se déplacer, certains en dépendent. La mise en circulation du train avait pour but de connecter la banlieue lointaine de Rangoon au cœur de la ville. Au fil des années c’est une économie bien rôdée qui gravite autour du train, faisant vivre ou survivre des familles entières au rythme des arrêts, au gré des saisons.

Le train également baptisé « le train le plus lent du monde » fait pleinement parti du patrimoine, de la culture et de la fierté birmane. Mon projet « By the train of Rangoon » part à la rencontre de ces utilisateurs du quotidien, de ces birmans aux joues couvertes de Thanaka qui pour l’espace d’un clic m’offrent un peu de leur réalité.